Gestion des eaux pluviales : obligations pour les maisons individuelles
Démarches & Raccordements

Gestion des eaux pluviales : obligations pour les maisons individuelles

1 juillet 20269 min de lectureBENEBATTI

Récupération, infiltration ou rejet : les solutions et obligations réglementaires pour les eaux de pluie.

Chaque mètre carré de toiture, de terrasse ou d'allee que vous ajoutez a votre maison dans les Yvelines (78) ou les Hauts-de-Seine (92) est un mètre carré qui ne laisse plus l'eau de pluie s'infiltrer naturellement dans le sol. L'urbanisation progressive des parcelles privées est l'une des causes majeures des inondations par ruissellement, et les collectivités l'ont bien compris : la gestion des eaux pluviales est désormais une obligation réglementaire pour toute construction ou extension de maison individuelle. Le Code civil, le Code général des collectivités territoriales (CGCT) et le PLU de votre commune encadrent strictement la manière dont vous devez collecter, stocker et évacuer les eaux de pluie qui tombent sur votre parcelle.

Qu'il s'agisse d'une construction neuve, d'une extension ou d'un simple réaménagement de cour, les ouvrages de rétention et d'infiltration doivent être dimensionnés en amont, conformément au PLU et au règlement d'assainissement de votre commune. Cet article fait le point complet sur vos obligations, les solutions techniques disponibles et les coûts a anticiper.

Le cadre juridique : trois niveaux de réglementation

La gestion des eaux pluviales en maison individuelle est encadrée par trois strates de textes qui se superposent et se complètent. Les comprendre est indispensable pour éviter un refus de permis ou une mise en demeure apres travaux.

Le Code civil : l'écoulement naturel des eaux

L'article 641 du Code civil pose le principe fondamental : tout propriétaire a l'obligation de recevoir les eaux qui s'écoulent naturellement des fonds supérieurs, et inversement, il ne doit rien faire qui aggrave l'écoulement naturel vers les fonds inférieurs. En clair, vous ne pouvez pas diriger vos eaux pluviales vers le terrain de votre voisin, ni augmenter le débit qui s'y ecoule naturellement. Cette regle, vieille de plus de deux siècles, reste la base de tout le droit de l'eau pluviale et peut être invoquée par un voisin en cas de litige.

Le CGCT : le zonage pluvial communal

Les articles L. 2224-10 et R. 2224-19 du Code général des collectivités territoriales obligent les communes a définir un zonage d'assainissement des eaux pluviales. Ce zonage distingue les zones ou les eaux pluviales peuvent être rejetées dans le réseau collectif et celles ou elles doivent être gérées a la parcelle (infiltration ou rétention). Dans la majorité des communes des Yvelines et des Hauts-de-Seine, la tendance est claire : les collectivités imposent de plus en plus la gestion a la parcelle pour soulager des réseaux saturés et réduire le risque d'inondation.

Le PLU et le règlement d'assainissement : les regles opérationnelles

C'est dans le PLU de votre commune et dans le règlement d'assainissement de l'intercommunalité que se trouvent les obligations concrètes. Trois paramètres reviennent systématiquement :

  • Le coefficient de pleine terre : pourcentage minimal de la parcelle devant rester en surface naturelle, non imperméabilisée (souvent 30 a 50 % en zone résidentielle).
  • Le débit de fuite maximal : le débit auquel vous etes autorise a rejeter les eaux pluviales dans le réseau ou le milieu naturel, exprime en litres par seconde et par hectare (L/s/ha). Dans le 78 et le 92, ce débit est généralement fixe entre 2 et 5 L/s/ha, parfois meme a 1 L/s/ha dans les secteurs sensibles.
  • L'obligation de rétention : lorsque le débit de fuite maximal est impose, vous devez prévoir un ouvrage de stockage temporaire des eaux pluviales dont le volume est calcule pour absorber une pluie de référence (période de retour de 10 a 30 ans selon les communes).

Retour de terrain a Versailles

Sur un projet d'extension de 45 m² a Versailles, le règlement d'assainissement imposait un débit de fuite maximal de 2 L/s/ha et une rétention calculée sur une pluie décennale. Le terrain de 800 m² etait deja largement imperméabilisé (maison, garage, terrasse, allee). Nous avons dimensionné une cuve de rétention enterrée de 3 000 litres avec un régulateur de débit en sortie, couplée a un trop-plein vers un puits d'infiltration. Sans cet ouvrage, le permis de construire aurait ete refuse. Le coût supplémentaire (environ 4 500 euros) a ete integre des le devis initial, sans mauvaise surprise pour le client.

Extension et imperméabilisation : pourquoi chaque projet est concerne

Toute extension de maison, par définition, augmente la surface imperméabilisée de votre parcelle. La toiture de l'extension, la dalle, le seuil, l'acces — tout cela transforme de la pleine terre en surface imperméable. Le PLU impose donc de compenser cette imperméabilisation supplémentaire en mettant en place des dispositifs de gestion des eaux pluviales proportionnes a la surface nouvellement imperméabilisée.

Le raisonnement est simple : avant votre extension, la pluie qui tombait sur cette partie du jardin s'infiltrait naturellement. Apres l'extension, cette eau ruisselle vers le réseau ou vers les parcelles voisines. Vous devez donc la capter, la stocker temporairement et la restituer a un débit controle. Ce principe s'applique également aux aménagements annexes : une nouvelle terrasse, une allee en enrobe, un parking — tout ce qui reduit la surface de pleine terre declenche une obligation de compensation.

L'importance de l'étude préalable

Avant de lancer un projet d'extension, notre étude PLU integre systématiquement le calcul du coefficient de pleine terre résiduel et le dimensionnement des ouvrages de gestion des eaux pluviales. Cela evite les mauvaises surprises lors de l'instruction du dossier de permis de construire.

Le calcul du volume de rétention : méthode et exemple concret

Le volume de rétention nécessaire depend de trois paramètres : la surface imperméabilisée de la parcelle, l'intensité de la pluie de référence et le débit de fuite autorise. La méthode la plus utilisee est la méthode des pluies, basee sur les courbes Intensite-Durée-Frequence (IDF) de la station météorologique de référence.

La formule de dimensionnement

V = S × C × (i × t - q × t)

  • V : volume de rétention (en litres)
  • S : surface de la parcelle (en m²)
  • C : coefficient de ruissellement
  • i : intensité de la pluie de référence (en mm/h)
  • t : durée de la pluie (en heures)
  • q : débit de fuite autorise rapporte a la surface (en mm/h)

En pratique, on recherche la durée de pluie qui maximise le volume de stockage.

Exemple concret pour une parcelle des Yvelines

Prenons une maison individuelle a Croissy-sur-Seine avec une parcelle de 600 m². La surface imperméabilisée totale (maison existante + extension projetée + terrasse + allee) est de 350 m², soit un coefficient de ruissellement pondere d'environ 0,70 sur l'ensemble de la parcelle. Le règlement impose un débit de fuite de 2 L/s/ha, soit 0,12 L/s pour 600 m² (0,72 mm/h).

Pour une pluie décennale dans le departement des Yvelines, les donnees météorologiques donnent une intensité d'environ 50 mm en 1 heure. Apres application de la méthode des pluies et recherche du maximum de stockage, le volume de rétention nécessaire est d'environ 4 200 litres, soit une cuve enterrée de 4 a 5 m³. Ce volume peut paraitre important pour une maison individuelle, mais il est courant dans les communes ou le débit de fuite est fixe a 2 L/s/ha.

Circuit des eaux pluviales — Coupe schematiquePluieNiveau du solToitureMaisonGouttiere+ descente EPRegardCuve derétention3 000 - 5 000 LRégulateurde débitRejet controle2-5 L/s/haTrop-pleinPuits d'infiltrationJardin(pleine terre)Eau pluvialeRegulationInfiltrationTrop-plein
Circuit complet des eaux pluviales : la pluie est captée par la toiture, acheminée via la gouttiere vers une cuve de rétention enterrée, puis rejetée a débit controle ou evacuee par trop-plein vers un puits d'infiltration.

Les solutions techniques : infiltration, rétention et récupération

Il n'existe pas de solution unique pour gérer les eaux pluviales. Le choix depend de la nature de votre sol (perméable ou argileux), de la superficie disponible, de la profondeur de la nappe et des exigences du PLU. Voici les quatre grandes familles de solutions.

L'infiltration : rendre l'eau au sol

Le principe est simple : l'eau de pluie est dirigée vers un ouvrage qui la diffuse dans le sol. C'est la solution privilégiée par les règlements d'assainissement car elle reproduit le cycle naturel de l'eau. Les dispositifs courants sont :

  • Le puits perdu (ou puits d'infiltration) : un puits vertical rempli de gravier, entoure d'un géotextile, qui recoit les eaux pluviales et les diffuse dans le sol. Diametre typique : 1 a 2 m, profondeur : 2 a 4 m. Coût : 1 500 a 3 500 euros pose comprise.
  • Les tranchees drainantes : des tranchees lineaires remplies de gravier, posees a faible profondeur le long de la parcelle. Elles offrent une grande surface de contact avec le sol et conviennent bien aux terrains peu profonds. Coût : 80 a 150 euros par mètre lineaire.
  • Les noues paysageres : des dépressions végétalisées qui collectent les eaux de ruissellement, les stockent temporairement et les infiltrent. Elles jouent également un role paysager et de biodiversite. Coût : 50 a 100 euros par mètre lineaire.

L'infiltration n'est possible que si le sol est suffisamment perméable. Un test de perméabilité (essai Porchet ou essai a charge variable) est indispensable avant de choisir cette solution. Dans les zones argileuses que l'on retrouve fréquemment a Meudon, Saint-Cloud ou sur certains coteaux de Bougival, la perméabilité peut être insuffisante et l'infiltration sera écartée au profit de la rétention.

La rétention : stocker pour rejeter lentement

Lorsque le sol ne permet pas l'infiltration ou que le règlement impose un débit de fuite maximal, la rétention est la solution obligatoire. L'eau est stockee temporairement dans un ouvrage étanche, puis rejetée a débit controle vers le réseau pluvial ou un exutoire naturel.

  • La cuve enterrée : en béton ou en polyethylene, de 1 000 a 10 000 litres. Elle est équipée d'un régulateur de débit (orifice calibre ou vanne) en sortie et d'un trop-plein. C'est la solution la plus courante pour les maisons individuelles. Coût : 2 500 a 6 000 euros pour une cuve de 3 000 a 5 000 litres, pose et terrassement inclus.
  • La toiture stockante (toiture-terrasse) : pour les extensions a toit plat, la toiture elle-meme peut servir de volume de rétention. Une surhauteur d'acrotere de 5 a 10 cm permet de stocker l'eau en toiture et de la rejeter a débit controle via un evacuateur calibre. Cette solution est élégante mais impose une étanchéité parfaite et une structure capable de supporter la charge d'eau supplémentaire (50 a 100 kg/m²).
  • Les structures alveolaires ultra-legeres (SAUL) : des blocs en polypropylene empiles sous une dalle ou une allee, qui offrent un volume de stockage important (95 % de vide) avec un faible encombrement. Coût : 100 a 200 euros par m³ de stockage.

La récupération : valoriser l'eau de pluie

Au-dela de la simple gestion réglementaire, la récupération des eaux pluviales permet de réduire votre consommation d'eau potable. L'arrete du 21 aout 2008 fixe le cadre réglementaire des usages autorisés pour l'eau de pluie récupérée :

  • Usages extérieurs : arrosage du jardin, lavage de véhicules, nettoyage de terrasses — sans restriction.
  • Usages intérieurs autorisés : alimentation des chasses d'eau (WC) et, sous conditions, du lave-linge (avec un dispositif de traitement adapte).
  • Usages interdits : consommation humaine (boisson, cuisine), hygiène corporelle (douche, bain), et tout usage dans les etablissements de sante ou scolaires.

Une installation de récupération comprend une cuve de stockage (enterrée de préférence, pour limiter le développement d'algues), une pompe, un système de filtration, un dispositif de disconnexion avec le réseau d'eau potable (obligatoire) et un compteur d'eau de pluie. Les points de puisage intérieurs doivent porter la mention « Eau non potable » et etre signalés par un pictogramme. La déclaration en mairie est obligatoire si l'eau est utilisee a l'intérieur du batiment.

Conseil terrain a Le Vesinet

Sur un projet de construction de second logement au Vesinet, nous avons combine rétention et récupération dans une seule cuve enterrée de 5 000 litres. Les 3 000 premiers litres sont dedies a la rétention réglementaire avec régulateur de débit. Les 2 000 litres supérieurs alimentent, via une pompe surpresseur, les chasses d'eau et l'arrosage automatique du jardin. Cette configuration a permis au propriétaire d'économiser environ 40 m³ d'eau potable par an, soit une économie de 160 a 200 euros annuels sur la facture d'eau. Le retour sur investissement de la partie récupération est atteint en 6 a 8 ans.

Comparaison des solutions de gestion des eaux pluvialesSolutionDispositifsCoût indicatifAvantages / LimitesInfiltration(gestion a la parcelle)Puits perduTranchees drainantesNoues paysageresJardin de pluie1 500 - 5 000 €(selon dispositifet lineaire)+ Naturel, zero entretien+ Pas de rejet au réseau- Sol perméable requis- Emprise au sol importanteRétention(stockage temporaire)Cuve enterrée (PE/béton)Toiture stockanteStructures SAULBassin a ciel ouvert2 500 - 8 000 €(cuve 3 000 - 5 000 L+ terrassement)+ Tout type de sol+ Faible emprise au sol- Entretien régulier- Raccordement exutoireRécupération(valorisation de l'eau)Cuve + pompe + filtreDisconnexion réseauCompteur eau de pluieSignalisation obligatoire4 000 - 10 000 €(cuve + equipements+ raccordements)+ Economies d'eau potable+ Autonomie partielle- Investissement eleve- Déclaration en mairieRejet controle(vers réseau public)Orifice calibreVanne de regulationRegard de branchementClapet anti-retour500 - 2 000 €(régulateur +raccordement)+ Économique+ Simple a mettre en oeuvre- Reseau EP nécessaire- Débit limite par commune
Comparaison des quatre grandes familles de gestion des eaux pluviales : infiltration, rétention, récupération et rejet controle — avec les dispositifs, coûts indicatifs et avantages-limites de chaque solution.
Parcours des eaux pluviales — De la toiture au milieu naturel1. COLLECTEToitureGouttieresDescentes EPRegards2. FILTRATIONGrille decantationDegrilleur en regardFiltre a feuillesSeparateur a graisses3. STOCKAGECuve enterrée3 000 - 10 000 LStructures SAULToiture stockante4a. REJET CONTROLERégulateur de débit2 a 5 L/s/ha max.4b. TROP-PLEINVers puits d'infiltrationOu vont les eaux pluviales ?Reseau EP publicRaccordement en limitede proprieteDébit de fuite imposepar le règlementRegard de branchement+ clapet anti-retourInfiltration au solPuits perdu / trancheesdrainantes / nouesCondition : sol perméableTest de perméabilitéobligatoire (essai Porchet)Solution la plus naturelleRécupérationWC, lave-linge, arrosagePompe + filtre + compteurDisconnexion réseaueau potable obligatoireEconomie : 40 m³/ansoit 160-200 €/anObligations definies par le PLU et le règlement d'assainissement de chaque commune (78 et 92)

Separation eaux pluviales / eaux usees : une obligation absolue

En réseau separatif — c'est le cas dans la majorité des communes du 78 et du 92 —, il est strictement interdit de raccorder les eaux pluviales (EP) au réseau d'eaux usees (EU). Le réseau EU collecte uniquement les eaux de cuisine, de salle de bain et de WC, et les achemine vers la station d'epuration. Y raccorder les eaux pluviales surcharge le réseau, provoque des debordements et perturbe le fonctionnement de la station d'epuration.

Inversement, il est tout aussi interdit de rejeter des eaux usees dans le réseau pluvial, qui deverse directement dans le milieu naturel (riviere, bassin). Cette séparation doit être respectée sur l'ensemble de votre parcelle, des le branchement en sortie de maison. Lors d'une extension ou d'un raccordement au tout-a-l'egout, il est essentiel de vérifier la conformite des réseaux existants et de corriger les erreurs de branchement, fréquentes dans les maisons anciennes.

Controles de conformite et mise en demeure

Les services d'assainissement des intercommunalites (notamment Versailles Grand Parc et Grand Paris Seine Ouest) realisent des contrôlés de conformite des branchements et peuvent imposer des travaux de mise en conformite dans un delai de deux ans. Le coût d'une remise en conformite (séparation des réseaux sur la parcelle, creation d'un nouveau branchement) varie de 3 000 a 8 000 euros selon la configuration. Mieux vaut l'integrer dans les travaux d'extension plutot que de devoir reprendre le chantier ulterieurement.

Viabilisation et raccordement : integrer les EP des la conception

La gestion des eaux pluviales fait partie integrante de la viabilisation du terrain. Lors d'une construction neuve ou d'une extension significative, les travaux de VRD (Voirie et Reseaux Divers) doivent integrer :

  • Le réseau de collecte des eaux pluviales (gouttières, descentes EP, regards, canalisations).
  • L'ouvrage de gestion (cuve de rétention, puits d'infiltration ou les deux).
  • Le branchement au réseau public pluvial, si le règlement l'autorise, avec un regard de branchement en limite de propriete.
  • Le régulateur de débit en sortie, calibre selon le débit de fuite maximal fixe par le règlement d'assainissement.

En confiant l'ensemble a une entreprise de gros oeuvre et de VRD, le terrassement pour la cuve de rétention peut être coordonné avec les fondations de l'extension, ce qui reduit les coûts de mobilisation d'engins et optimise le planning. La toiture et la couverture de l'extension sont alors concues pour integrer les descentes EP et les eventuels trop-pleins de toiture stockante.

Expérience a Chatou et Croissy-sur-Seine

Dans les communes de bord de Seine comme Chatou et Croissy-sur-Seine, le PPRI se superpose aux obligations pluviales. Sur un projet de rénovation complete avec extension a Chatou, nous avons du gérer a la fois le débit de fuite maximal (2 L/s/ha impose par le règlement d'assainissement) et les contraintes du PPRI (plancher habitable au-dessus de la cote de référence, interdiction de stockage souterrain sous la PHEC). La solution retenue : une cuve de rétention semi-enterrée de 4 000 litres, dont le fond est situe au-dessus de la cote des plus hautes eaux, associee a des tranchees drainantes dans la partie haute du jardin. Un projet techniquement exigeant qui illustre l'importance de l'étude préalable.

Couts et budget : combien prévoir pour la gestion des eaux pluviales ?

Le budget a prévoir depend de la solution retenue et du volume de rétention nécessaire. Voici les fourchettes de prix courantes dans les Yvelines et les Hauts-de-Seine, fourniture et pose comprises :

  • Puits perdu simple : 1 500 a 3 500 euros (terrassement, gravier, géotextile, regard de visite).
  • Tranchees drainantes : 80 a 150 euros par mètre lineaire (terrassement, gravier, drain, géotextile, remblai).
  • Cuve de rétention enterrée (3 000 a 5 000 L) : 2 500 a 6 000 euros (cuve PE ou béton, terrassement, lit de sable, régulateur de débit, raccordements).
  • Installation de récupération complete : 4 000 a 10 000 euros (cuve, pompe, filtre, disconnexion, compteur, raccordements intérieurs aux WC et/ou lave-linge).
  • Raccordement au réseau EP public : 1 500 a 4 000 euros (fouille, canalisation, regard de branchement, remise en etat de la voirie).

Pour une extension standard de 30 a 50 m² dans le 78, le budget moyen pour la gestion des eaux pluviales se situe entre 3 000 et 7 000 euros, soit environ 3 a 5 % du budget total de l'extension. C'est un poste souvent sous-estime par les propriétaires qui ne le decouvrent qu'a l'instruction du permis. Il est recommandé de l'integrer des le premier chiffrage pour éviter toute derive budgetaire.

Les erreurs courantes a éviter

Voici les erreurs les plus fréquentes constatees sur les projets integrant la gestion des eaux pluviales dans les Yvelines et les Hauts-de-Seine.

  • Ne pas consulter le règlement d'assainissement : le PLU ne suffit pas. Le règlement d'assainissement de l'intercommunalité fixe les obligations techniques precises (débit de fuite, pluie de référence, matériaux autorisés). Il est disponible aupres du service assainissement de votre intercommunalité.
  • Sous-dimensionner la rétention : un volume trop faible entraine des debordements lors des episodes pluvieux importants et peut mettre en cause votre responsabilite au titre de l'article 641 du Code civil.
  • Raccorder les EP au réseau EU : cette erreur, encore tres fréquente dans les maisons anciennes, est passible d'une mise en demeure de mise en conformite. Lors d'un controle de conformite, le service d'assainissement peut vous imposer la séparation des réseaux dans un delai de deux ans.
  • Choisir l'infiltration sans test de perméabilité : un puits perdu dans un sol argileux ne fonctionne pas. L'eau stagne, le terrain se gorge et les problèmes d'humidite apparaissent dans les fondations. Un essai de perméabilité (200 a 500 euros) est un investissement derisoire par rapport aux consequences d'un mauvais choix.
  • Oublier l'entretien : les cuves de rétention doivent etre vidangées et nettoyées au moins une fois par an. Les puits perdus doivent etre contrôlés tous les deux a trois ans. Les regulateurs de débit doivent etre verifies avant chaque saison de pluie. Sans entretien, les ouvrages se colmatent et perdent leur efficacite.

Pourquoi confier la gestion des EP a un professionnel ?

La gestion des eaux pluviales ne doit jamais être un sujet traité en dernière minute. Elle fait partie integrante de tout projet de construction ou d'extension, au meme titre que les fondations, la structure ou l'isolation. Un professionnel du batiment saura :

  • Analyser le PLU et le règlement d'assainissement de votre commune dans le cadre de l'étude PLU.
  • Calculer le coefficient de pleine terre avant et apres travaux et vérifier la conformite.
  • Dimensionner les ouvrages de rétention ou d'infiltration selon la méthode des pluies, avec les donnees météorologiques locales.
  • Realiser les travaux de VRD (terrassement, pose de cuve, tranchees drainantes, raccordements) en coordination avec le gros oeuvre.
  • Integrer les descentes EP et les dispositifs de trop-plein lors de la pose de la toiture et de la couverture.
  • Remettre le dossier technique avec les plans de recolement des réseaux EP et EU, nécessaire pour le controle de conformite.

Contactez-nous au 01 85 39 00 87 ou demandez un devis gratuit en ligne pour integrer la gestion des eaux pluviales a votre projet de construction ou d'extension.

Questions fréquentes

Suis-je oblige de gérer les eaux pluviales sur ma parcelle ?
Oui. L'article 641 du Code civil vous interdit d'aggraver l'écoulement naturel des eaux vers les parcelles voisines. Le CGCT impose aux communes de définir un zonage pluvial, et la plupart des PLU des Yvelines et des Hauts-de-Seine exigent la gestion a la parcelle : rétention obligatoire, débit de fuite maximal (2 a 5 L/s/ha) et respect du coefficient de pleine terre. Toute construction ou extension qui augmente l'imperméabilisation declenche ces obligations.
Quel volume de rétention prévoir pour une extension de maison ?
Le volume depend de la surface imperméabilisée, de l'intensité de la pluie de référence (décennale ou trentennale selon la commune) et du débit de fuite maximal autorise. Pour une extension de 30 a 50 m2 dans les Yvelines, le volume se situe généralement entre 2 000 et 5 000 litres. Le calcul exact se fait par la méthode des pluies avec les donnees météorologiques locales. Un bureau d'études ou un professionnel du VRD peut le realiser.
Peut-on utiliser l'eau de pluie récupérée pour les WC et le lave-linge ?
Oui, sous conditions strictes. L'arrete du 21 aout 2008 autorise l'utilisation de l'eau de pluie récupérée pour les chasses d'eau et, avec un dispositif de traitement adapte, pour le lave-linge. L'installation doit comporter un dispositif de disconnexion avec le réseau d'eau potable, un compteur d'eau de pluie, et les points de puisage doivent porter la mention « Eau non potable ». Une déclaration en mairie est obligatoire pour tout usage intérieur.
Puis-je raccorder mes eaux pluviales au réseau d'eaux usees ?
Non, c'est strictement interdit en réseau separatif (c'est-a-dire lorsque la commune dispose de deux réseaux distincts pour les eaux usees et les eaux pluviales). La majorité des communes du 78 et du 92 fonctionnent en réseau separatif. Le raccordement des EP au réseau EU surcharge la station d'epuration et provoque des debordements. Les services d'assainissement peuvent imposer une mise en conformite dans un delai de deux ans.
Combien coute la gestion des eaux pluviales pour une extension ?
Pour une extension standard de 30 a 50 m2, le budget se situe entre 3 000 et 7 000 euros, soit environ 3 a 5 % du budget total de l'extension. Ce budget couvre le dimensionnement, le terrassement, la cuve de rétention ou le puits d'infiltration, le régulateur de débit et les raccordements. Si vous optez pour une installation de récupération (cuve + pompe + raccordements intérieurs), le budget monte a 4 000 - 10 000 euros.
Quelle difference entre un puits perdu et une cuve de rétention ?
Le puits perdu est un ouvrage d'infiltration : l'eau est diffusee dans le sol a travers un puits rempli de gravier. Il ne fonctionne que si le sol est suffisamment perméable (test de perméabilité obligatoire). La cuve de rétention est un ouvrage étanche qui stocke temporairement l'eau de pluie et la rejette a débit controle vers le réseau ou un exutoire. Elle fonctionne sur tout type de sol. Les deux solutions sont souvent combinees : la cuve en premier niveau, le puits perdu en trop-plein.
eaux pluviales maison individuellegestion eaux pluvialesrécupération eau de pluie

Un projet similaire ?

Nos experts vous accompagnent dans tous vos projets de construction et rénovation dans les Yvelines et Hauts-de-Seine.

Réponse sous 24h Devis gratuit